26 janvier 2006
Va te faire foutre !
Je ne suis jamais à l'aise avec ma hargne. Elle me fait du mal. Et je ne connais qu'une façon de m'en libérer : l'exprimer. Elle s'impose alors et je dois faire face douloureusement. Mais si, dans une vaine fuite, je l'enfouis ; elle vient ravager mon âme et mon corps et ne me lâche pas tant que je ne l'ai pas crachée.
C'est un autre texte que je voulais publier, mais voilà, ce n'est plus possible.
Il y a un oeil ici. Un oeil qui scrute par le petit trou en forme d'ogive. Un oeil voyeur qui ne se mouille pas. Qui ne s'est jamais mouillé sauf de son propre sperme. Il est vrai que le trou je l'ai offert. Cette ouverture à mon intime. Là où c'est tumultueux, chaotique, là où on peut se perdre puisque je m'y perds moi aussi, là où c'est chaud et où j'ai envie d'être aimée, là où c'est humide et fécond, là où c'est mouillé de toutes les larmes trop souvent versées. C'est un drôle d'oeil, on pourrait le croire raccroché à rien ni à personne, puisqu'il ne fait que scruter. Sauf que celui à qui il appartient sait émettre juste ce qu'il faut de signaux pour faire soupçonner sa présence. Eh oui, ils sont comme ça les voyeurs, ils aiment qu'on sache qu'ils regardent. Et ils espèrent secrètement...quoi ?...que ça nous épouvante ?...que ça nous fasse jouir ? En quelque sorte, ils nous disent : "je scrute, mais je ne prends pas le risque d'entrer, je ne prends pas le risque de la relation. Je scrute, mais je ne pénètre pas et je m'en branle de ton intime. Et sans prendre le risque de la relation, je m'arrange quand même pour que tu le saches, que je m'en branle."
Je ne peux pas me voiler la face, j'ai longtemps, trop longtemps toléré cette situation.
Et lorsque je reviens à l'initiale de ce blog, je comprends. "Initiale d'où a jailli ma décision de vivre malgré la volonté de ma mère de m'anéantir." Ce leitmotiv de ma vie qui s'impose constamment. Qui m'oblige à me battre pour exister, puisque j'ai décidé de vivre contre la volonté d'un autre de m'anéantir. Alors, je trouve toujours l'autre qui me dit " je m'en branle".
Aujourd'hui, bas les armes.
Aujourd'hui, la bataille est perdue à tout jamais.
Alors, toi qui scrute va te faire foutre ailleurs.
Et à vous tous qui avez su me lire si chaleureusement et entretenir avec moi une relation réconfortante : MERCI !
Ainsi se termine ce blog.
Aujourd'hui, je veux vivre, simplement vivre.
Alix
Commentaires
Des regards voyeurs de gens mal intentionnés il y en aura toujours...je subis ça aussi. J'ai fermé bien des blogs pour les fuir ceux-là, mais c'est moi à chaque fois que je punis. Alors basta! Que les chiens regardent n'empêchera plus ma caravane d'avancer. Mais ça c'est mon choix, si le tien est de clore alors je le respecte. Je t'écrirais pour garder le contact.
Je t'embrasse ma chère Nadette
L'écriture sur le net est sujette à bien des lectures... J'espère avoir de tes nouvelles. Je t'embrasse.
Personne ne t'empêchera de rien, Alix.
...Alors un paltoquet...
c'est ainsi. Ici.
J'ai confiance que tu sauras toujours lancer la justesse de ta parole là où elle t'attend.
A bientôt, au plaisir d'entendre de toi.
grosse colère qui exagère . Un oeil qui scrute n'est pas un oeil de voyeur . C'est un oeil de voyant . Et ça n'a pas de sperme . En te lisant j'ai l'impression que tu t-énerves surtout à cause du fait que l'oeil dont tu parles ne réagit pas au quart de tour..."au trou offert".
Tout faux Simone ! Simplement tout faux !
Alix
C'était un beau lieu ici... le lieu d'une parole franche, droite, digne...vivante même dans ses essoufflements, aimante même dans sa révolte, surtout dans sa révolte...
Vraiment ici c'était bien... On avait la certitude , au moins, que la personne de cette parole valait autant que celle-ci...
Alors merci Alix....
Nous on va attendre...et espérer...
Parce que cette parole là, ne peut pas vraiment s'éteindre...
Je t'embrasse.
Franck
En même temps tu devais savoir que certains yeux ne te regarderaient pas comme tu le voulais.
Regarde, moi, tout ce que j'ai reçu jusqu'à maintenant et encore je n'ai pas tout recopié et pourtant, l'indécence, ce n'est pas moi qui l'invente.
Ce sont eux.
"Tout faux!"
A chaque fois qu'un arbre cache la forêt c'est pas étonnant que nous ayons "tout faux!"
Prière
Si tu cesses de te faire voir, au moins ne cesse jamais de te dire. et d'écrire.
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