23 août 2006
Le cri
Les myosotis ne sont plus.
La saison est passée.
Pourtant, ce matin, sur le chemin, j'en ai découvert deux.
Égarés hors saison.
Comme nos amours ?
Fascinée j'ai contemplé leur présence.
Fleurs minuscules et si présentes.
Sur le chemin, à l'aube, j'ai vu les éclats du soleil sur l'herbe verte.
Ce matin, j'ai marché.
Comme tous les matins désormais.
Chaque pas est un voyage.
Marcher pas à pas.
Là. Au présent. Habiter le pas.
Seulement habiter le pas.
Et se laisser habiter par lui.
Seule.
Et dans l'espace rassurant du pas, retrouver le cri.
Il y a le cri.
Et l'absence qui lui répond.
Et la désolation d'alors.
Il y a la lande aussi.
La lande de bruyère et d'ajonc.
La lande de désolation.
Où j'ai posé mon pas.
Où je suis allée me blottir.
Pour recueillir le cri.
Pour le retourner.
Le cri m'appelle désormais.
Commentaires
Pas de commentaires pour un texte aussi beau...
"Chaque pas est un voyage.
Marcher pas à pas.
Là. Au présent. Habiter le pas.
Seulement habiter le pas.
Et se laisser habiter par lui.
Seule.
Et dans l'espace rassurant du pas, retrouver le cri."
J'aime beaucoup ce passage Alix, merci d'être de retour.
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